Rétrospective

Août

En août, j’ai lu Le compagnon de voyage de Gyula Krúdy. Dans mon bain.

J’ai lu Le Verdict et À la colonie pénitentiaire de Kafka, dans un hall d’aéroport bondé, alors que mon vol était retardé. C’était tout à fait à propos.

J’ai lu La conversation de Bolzano, de Sandor Marai, dans mon bain aussi. On ne se refait pas. C’est le livre de fiction le plus crédible et le plus intelligent qui soit sur Casanova. Avec peut-être Le retour de Casanova, d’Arthur Schnitzler.

Je suis allée au musée de l’Élysée à Lausanne, voir deux expositions. Dubuffet, l’outil photographique. Très architectural et qui laisse perplexe. Je crois que c’est une bonne chose. Et Lartigue, la vie en couleurs, magique, malgré la taille carte postale de la plupart des tirages, qui n’enlève rien au caractère méditatif des paysages et au glamour inépuisable des portraits.

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Jacques-Henri Lartigue, Les mains de Florette, 1961

 

 

Je tourne en rond ? Oui et non.

J’ai vu un documentaire fascinant, À la recherche de Vivian Maier, sur Arte. Si vous ne savez pas qui est Vivian Maier, si vous savez qui est Vivian Maier, si vous vous foutez de savoir qui est Vivian Maier, voyez-le.

J’ai lu deux livres « de la rentrée ». À son image, de Jérôme Ferrari. Lisez-le, et puis c’est tout. Nuit sur la neige, de Laurence Cossé. Lisez-le aussi, peut-être.

J’ai vu le documentaire (ou plutôt les images d’actualités, à l’époque) de Frank Capra, Why we fight : the battle of Russia (1943) ; qui présente bien plus d’intérêt qu’il n’y parait.

Dans un tout autre registre, la performance de Julianne Moore dans Still Alice (2014), l’histoire d’une linguiste à qui on diagnostique un Alzheimer précoce, est renversante. Pour la maladie, traitée de l’intérieur, pour ces scènes d’incompréhension et d’humanité totale (donc pas toujours rose) entre les membres de sa famille, pour le tragique de l’existence, qui nous concerne tous, et pour le unhappy end sans larmes ni violons.

J’ai vu aussi Au feu ! les pompiers, le dernier film tchécoslovaque de Milos Forman (1967). Une satire de la bureaucratie soviétique, interdite « à vie » dès sa sortie.

 

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De quoi, la rentrée ?

 

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