Non classé·Rétrospective

Mars : Strečno mon amour

Mais pas seulement. Mars est passé à la vitesse d’un TGV un jour sans grève, et toujours pas de printemps, toujours pas de bourgeons, toujours pas.

Il fallait se consoler de ce chagrin minuscule. J’ai revu la Normandie et les plages du Débarquement en plein vent, la mer sous un soleil glacé, le sable immense et les croix blanches.

J’ai lu dans les trains et dans les fauteuils au coin du feu. Kaboul, rue des Fleurs, le making-of du documentaire d’Anne Amzallag sur le programme de désarmement afghan.

 

4f87983438217be622974debd6e38990

 

J’ai lu Les Braises de Sandor Marai, pour me préparer à d’autres vents glacials. J’ai lu La Petite Gauloise de Jérôme Leroy, pour me préparer à revenir sur terre, et j’ai applaudi encore plus fort à son talent pour parler du « social » sans écrire « social », pour montrer l’envers de la médaille du discours du vingt heures, les petits détails, les riens, les gens-riens, les accrocs dans les pulls, les ciels de province.

J’ai lu Peggy Sastre, parce qu’on ne se passe pas d’un essai de Peggy Sastre : Comment l’amour nuit aux femmes tient ses promesses, percute les idées reçues, les mouline et les piétine avec style.

Je n’ai vu qu’un film, 120 battements par minute, et j’en tremble toujours.

J’ai vu la Slovaquie et la Hongrie. J’ai jeté mes démons dans la région des Tatras, écrasé avec ma cigarette mon mal de vivre dans un cendrier de Buda. La flamme brûle encore.

Bientôt…

 

thumb_DSCN0235_1024
Bratislava, mars 2018
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s