Rétrospective

Halloween : 10 livres et 5 films pour se donner des frissons d’un autre genre

Halloween, qui a quasiment disparu des écrans et des supermarchés – à la faveur de monstrueux étalages de précoces chocolats de Noël – est la fête qui me parle le plus. Entre paganisme et grande consommation, entre slashers bas de gamme et bonbons par dizaines, cette année, j’ai résisté à la tentation de revoir – comme tous les 31 octobre – le premier film de la série Halloween, La Nuit des Masques (1978), de John Carpenter.

 

J’ai rassemblé mes esprits pour suggérer, à celles et ceux qui voudraient goûter au frisson ces jours-ci, cinq films et dix livres. Peut-être ferons-nous des cauchemars, mais pas idiots.

 

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Il est mythique, insurpassable, à mes yeux, et n’a pas vieilli, c’est le Nosferatu de Murnau (1922), un film muet et en noir et blanc, grinçant, profondément inquiétant, et dont les images s’impriment pour longtemps dans la mémoire.

Tout aussi inquiétant, le grand classique de Fritz Lang, M le Maudit, auquel on peut ajouter, pour prolonger la nuit, le superbe et rebondissant Les Espions, dont une version restaurée est sortie en DVD il y a peu.

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Si les histoires de château hanté vous travaillent, voyez Le Château du Dragon de Mankiewicz, avec l’indispensable Vincent Price.

 

Enfin, ne négligeons pas les frissons de la folie des hommes. Je retiens deux films qui me reviennent encore très souvent à l’esprit : Soudain l’été dernier, de Mankiewicz encore, avec Katharine Hepburn et son jardin tropical, et Péché Mortel, de John M. Stahl, avec Gene Tierney, plus belle et plus dangereuse que jamais.

 

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Du côté des livres, même si rien ne remplace un bon Agatha Christie (peut-être Un cadavre dans la bibliothèque, en l’occurence …), voici une liste non exhaustive de dix titres pour plonger droit dans l’insomnie.

 

Tabou, le dernier roman de Ferdinand von Schirach, est un petit chef-d’oeuvre d’angoisse psychologique.

L’inépuisable Nouvelle rêvée d’Arthur Schnitzler peut donner des idées à vos songes.

Notre château, d’Emmanuel Régniez, est un bref roman tout à fait dérangeant.

Sachez que La grande peur dans la montagne, de Charles-Ferdinand Ramuz, même si vous restez à Paris, peut vous emporter.

Le cimetière englouti de Goran Tribuson vous rapprochera en pensée de la Mitteleuropa hantée.

Pour changer de Bram Stocker, si vous ne pouvez vous passer d’un vampire, lisez Carmilla, de Joseph Sheridan Le Fanu.

 

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L’Ensorcelée, de Barbey d’Aurevilly, fait toujours son effet. Ou bien, pour preuve que le démon n’est jamais loin, la version moderne donnée par Jérôme Leroy, Jugan.

Pour l’inquiétante étrangeté japonaise, essayez Les Pissenlits de Kawabata, ou bien, dans un autre registre, La Musique, de Mishima.

Vivarium, de Thomas Kryzaniac, m’avait tenue en haleine plusieurs nuits.

Enfin, il reste le classique Les Hauts de Hurlevent, qui m’a personnellement terrorisée plus d’une fois. Et les contes et nouvelles de Maupassant et d’Edgar Allan Poe. Le Corbeau a ma préférence. Glissez-moi les vôtres à l’oreille !

 

 

Joyeuse fin d’octobre. 

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