Rétrospective

Rétrospective de mai : puisque nous étions en voyage …

Puisque nous étions en voyage, nous avons lu la Lettre de Suisse et autres articles de Françoise Sagan, un recueil qui donne envie d’être lu et acheté, publié par les Carnets de l’Herne. Et à cela, ajouté le Voyage au phare, ou la Promenade vers le phare, enfin, To the Lighthouse, le roman scintillant de Virginia Woolf.

Plus loin, le Pays de Neige, c’est avec Kawabata qu’on le visite, ou rien ni personne. Le pays de neige garde sa place surtout au fond de mon coeur. Il est rafraichissant par temps de coups de soleil, il palpite depuis sa très haute montagne et ses tapis de fleurs argent. Avec Kawabata Yasunari, j’ai découvert Le Lac, La danseuse d’Izu et Kawabata Yasunari lui-même, dans l’étude que lui a consacré Cécile Sakai, Kawabata, le clair-obscur. Le début d’une obsession heureuse.

Kawabata

J’ai fait le tour du Quartier perdu avec Modiano. J’ai visité Paris France version 1900-1940 avec Gertrude Stein. J’ai plongé dans l’angoissante Argentine avec Samanta Schweblin. Et sur la côte ouest il y a longtemps avec Fabrice Gaignault, Bobby Beausoleil et ses autres anges cruels. C’était un beau voyage. Il fallait rentrer dans la drôle de Prague de Kafka et Séverine Danflous, prêtresse du culte rendu au cher Franz. Plus à l’est encore, il y a le romancier russe Mikhaïl Elizarov et sa terrible Syphilis.

J’ai lu Fantasia d’Anton Ljuvjine, dont il faudra reparler, ou ne plus jamais parler. J’ai ri aux éclats, et c’était plus reposant, avec Romain Puértolas dans Tout un été sans Facebook.

À propos de Facebook et autres gadgets, j’ai passé mes insomnies à écouter les conseils minimalistes et la jolie voix de Sadia de la chaîne Youtube Pick up Limes et j’ai découvert que l’on pouvait s’endormir en écoutant le « bruit blanc » dans des vidéos de quatre heures et plus.

Si l’on a peur du silence, mieux vaut rallumer les projecteurs et revoir Le souffle au coeur de Louis Malle, qui ne vieillit pas, malgré sa touche vieille France déchirante. Et enfin, pour verser une toute petite larme ou apprécier un jeu d’acteurs émotionnellement approximatif, un film de Douglas Sirk : Les amants de Salzbourg (Interlude) n’est pas mal, dans le genre carte postale.

interlude-2

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