Rétrospective

Rétrospective : mes livres de 2016

Adonnons-nous à ce classement arbitraire. Dépassons le nombre symbolique de dix. Classons nos choix dans le désordre. Oublions-en beaucoup. Regrettons encore plus. Dans une année, recommençons.

 

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Tabou, de Ferdinand von Schirach (Gallimard)

Comment construire une cathédrale, de Mark Greene (Plein Jour)

California Girls, de Simon Liberati (Grasset)

Théodose le Petit, de Razvan Radulescu (Zulma)

Hiver à Sokcho, d’Elisa Shua Dusapin (Zoé)

Ma vie avec Virginia, de Leonard Woolf (extraits de journaux intimes, Les Belles Lettres)

Chroniques des années 30, de Drieu La Rochelle, présentées par Christian Dedet (Max Chateil)

Archives du Vent, de Pierre Cendors (Le Tripode)

Les Solitudes profondes, de Romain Deblüe (Editions de l’Aire)

Manifeste Incertain 5, de Frédéric Pajak (Noir sur Blanc)

Vadim, un playboy français, d’Arnaud Le Guern (Séguier)

Le 3 janvier sort Un peu tard dans la saison de Jérôme Leroy à la Table Ronde. Un peu tard pour le best-of de 2016, déjà là pour le prochain.

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9 commentaires sur “Rétrospective : mes livres de 2016

  1. Je vous écris de l’étranger, chère Marie Céhère, j’aime beaucoup votre blog, j’ai apprécié aussi ce poème-commentaire. Bravo!

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  2. Chère Marie Céhère,
    Je me permets d’ajouter un commentaire, croyant en votre intelligence et votre honnêteté. Que pensez-vous d’un homme qui, un mois avant sa mort, disait craindre pour sa vie; qui, quelques jours avant sa mort, déclarait son intention de porter plainte pour diffamation; qui a été retrouvé mort avec un sac sur la tête et la porte ouverte; dont la police a annoncé qu’elle faisait une enquête au sujet de la mort; mais dont l’acte de décès – document officel, que je sus le premier et le seul à publier – indique que « la date de la mort n’a pu être établie »? Autre question: où puis-je vous joindre et vous envoyer quelques documents?
    https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/09/la-mort-de-david-hamilton-prend-on-les-francsis-pour-des-cretins/

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  3. J’ajoute que vous ne manquez ni de courage – vous non plus – ni de goût. Tabou, de Ferdinand von Schirach (Gallimard), Théodose le Petit, de Razvan Radulescu (Zulma), Ma vie avec Virginia, de Leonard Woolf (extraits de journaux intimes, Les Belles Lettres) ou les Chroniques des années 30, de Drieu La Rochelle, présentées par Christian Dedet (Max Chateil), voilà des livres qui à plus d’un titre sont en effet intéressants, très beaux, passionnants… Bon, en tout cas c’est décidé: priez les plantes de vos pieds de ne pas consumer toute la moquette, et d’ici peu je vous adresse mon petit livre sur David Hamilton, à la seule et unique condition qu’il reste de la moquette vierge de toute lecture!

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      1. Sujet passionnant, passionnel, passionné… Qui fréquente Robbe-Grillet ou sa femme, Nabokov (« L’original de Laura », vous l’avez lu?), pourquoi pas aussi Pascal Lainé, et tant d’autres écrivains, le sait… Je serai donc ravi que vous me lisiez. PS : Et je considérerai donc que, de notre con-versation (cum-versare), ceci était un début.

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      2. Après lecture plus profonde de votre blog.

        Un poème (hamiltonien?) pour commencer l’année, si vous permettez. Si vous le trouvez nul, et si vous voulez bien, dites-le-moi. J’adore la franchise.

        L’exil sera, jusqu’à la mort,
        Des grains de sable entre les doigts,
        Et une aiguille dans les foins,
        La lanterne des horizons,
        Le couvre-feu de tous les yeux
        Et le temps figé des prisons.
        L’exil sera, jusqu’à la mort,
        Tant de routes ont divergé,
        Mon cœur de gosse sans vergers.
        Ainsi, dans mes vicissitudes,
        Tout seul j’ai saisi le drapeau
        De Don Quichotte et Don Juan.
        L’exil sera, jusqu’à la mort,
        Chasse aux papillons, aux nuages,
        Au petit bonheur des images
        Le long de ma route aperçues,
        Il en fut de mille couleurs
        Au joli hasard de mes heurs,
        Aux heurts variés de la malchance.
        A ma mort, de mes yeux peut-être
        Jailliront en mille étincelles
        Mes larmes traversant le ciel,
        Elles seront ainsi nombreuses :
        Comme les gouaches de l’enfance,
        Ce seront des larmes heureuses.
        L’exil sera, jusqu’à la mort,
        Le soleil des grandes chaleurs,
        Le joli pied de Cendrillon
        Dessus les trottoirs de goudron,
        Le vent qui fait voler les robes,
        Cuisses pistils et jupes fleurs,
        Mollets dodus, genoux galets,
        Corps jusqu’à l’impair parallèles,
        Peaux que les saisons colorient
        Et les platanes de la rue,
        Et les serpents ailés étrusques.
        L’exil sera, jusqu’à la mort,
        Les jeux des âges éclipsés,
        Jeu de l’enfant avec la mort,
        La recherche d’éternité
        Des instants des ciels grands et bleus
        Sur les blés blonds, yeux grands ouverts
        Et les jardins secrets d’hiver
        Et dans l’air du soir les échos
        Des ris, des gestes et des mots.
        Tantôt trop de cœur, trop de corps
        A l’envers du corps ou du cœur
        Et les calendriers s’effeuillent
        Parmi les occasions gâchées,
        Les maus destins des coins des rues,
        Les jours qu’engloutit le passé,
        Passé grand, futur rétréci.
        Trop dur ou trop doux, le poète,
        Le poète ainsi traversa
        Vingt ans d’exil dedans la ville :
        Au ban, par chemins de traverse,
        Tant d’yeux se noyèrent au ciel,
        Et tant d’étés eurent d’averses
        Avant que Mort ne le suspende.
        Me suce Vie, et Mort me pende !
        Toute chanson eut tant de robes,
        Tant de trains au départ la gare,
        Les calendriers de tristesses
        Et de promesses toutes nues
        Qui, quelquefois, furent tenues.
        Papillon chassa papillon
        De tout chasseur de papillons,
        Brins de soleil entre les doigts,
        Ainsi le poète s’écrie :
        Mort me suce, et me pende Vie !
        Que le silence sache dire
        Qu’il n’y eut rien d’autre à écrire.

        https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com

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  4. Bonjour, je me permets de vous signaler l’existence de mon blog « en défense de David Hamilton ».
    https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com
    Je ne cherche nullement la publicité, il est donc inutile de publier sur votre blog mon commentaire, sauf si vous le désirez.
    Je vous envoie l’adresse de mon blog parce que j’apprécie beaucoup de choses du vôtre, parce que mon blog se bat contre le tabou de la différence d’aâge en amour, parce que Roland Jaccard est abonné au mien, et aussi parce que sur « Causeur » une des rares personnes qui a défendu David Hamilton est Régis de Castelnau.
    Vu la date, bonne année…

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    1. Bonjour, et merci de m’adresser ces voeux auxquels je réponds par la réciproque.
      Vous faites preuve de courage. Mais malgré mes affinités indiscutables avec Causeur et Roland Jaccard, je ne me suis ni engagée ni prononcée en la faveur de David Hamilton dans l’affaire qui a agité ces derniers mois.
      La différence d’âge en amour est une belle chose, elle n’efface pas les divergences idéologiques. Signe du temps, sans doute, je ne « défends » pas M. Hamilton.

      Je vous souhaite néanmoins le meilleur, en toute amitié.

      Aimé par 1 personne

      1. Bonjour Marie, merci pour vos voeux. Je sais bien que vous ne vous êtes pas prononcée. Personne, d’ailleurs, ne vous demande sans doute de le faire. Il ne s’agit évidemment pas non plus de défendre aveuglément David Hamilton. Mais peut-être de raison garder. Mme Flament avait à disposition des dizaines d’années pour porter plainte, elle ne l’a pas fait, elle ne l’a ensuite fait qu’au moment de la promotion de son bouquin. Sa propre famille met en cause ses affirmations, et jusqu’à sa santé mentale!… Le vol est effroyable, mais il existe aussi des cas de fausses accusations. Mme Flament emploie les mêmes mots, parfois, que lors de ses disputes déjà médiatico-financières avec son ex, Castaldi. David Hamilton, certainement, méritait comme tout le monde de jouir de la présomption d’innocence. C’est la loi française! Et je ne crois pas, pour ma part, qu’Ardisson soit en droit d’insulter les gens. Je ne crois pas aux lynchages médiatiques, je ne crois pas que les journalistes (je suis journaliste, ou plutôt je l’ai été, mais je connais le milieu journalistique parisien, comme vous le connaissez) puissent ou doivent se substituer à la justice, qui elle-même commet parfois (ou souvent?) des erreurs. Cela dit, tout ceci est exprimé sur mon modeste petit blog, dont je serai quand même fort heureux que vous le lisiez. Je ferai de même avec le vôtre et, qui sait, nous en parlerons. Il y aurait beaucoup de choses à en dire… Sur la différence d’âge en amour, s vous en croyez mon expériene – j’a 55 ans et mes amies en ont vingt – elle n’efface pas les divergences idéologiques, mais quelle importance au fond? Les divergences ne peuvent-elles pas être utiles, voire nécessaires ou… indispensables? Le poivre d’un couple amoureux, qu’il s’agisse d’un couple déjà formé, ou à naître… Peut-être l’amour (ou le sexe) devraient-ils les effacer, les faire passer au second plan, les transcender, ces éventuelles divergences!? Voilà de beaux sujets de dia-logues, à supposer que ceci soit (mais pourquoi pas!?) le début d’un dialogue. J’aurai bien du plaisr à vous offrir, prochainement, un petit livre que je compte publier (début 2017) sur David Hamilton et, encore davantage, sur l’amour des jeunes filles en fleur butinées par des papillons… évidemment nabokoviens…! Voilà ma réponse, qui sera la première si elle est suivie d’une deuxième! Au fait, bravo pour bien des choses que vous écrivez sur votre blog. Des choses jolies, souvent justes ou que, en tout cas, parfois je partage. Mais je ne vous résume certes pas à Causeur ou à Régis de Castelnau: je ne peux d’ailleurs vraiment vous résumer, ne vous connaissant pas. Au plaisir donc!

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