Un tête-à-tête avec

Un tête-à-tête avec … Nita Raya

Nita Raya (Raïssa Beloff-Jerkovitch) est née en 1915 à Kichinev, Roumanie. Actrice, chanteuse, danseuse, meneuse de revue, on trouve souvent son nom cité dans les mémoires de guerre…

La Rafle est pour ce soir, de Maurice Dekobra d’après Maupassant en 1953 est son dernier film. Après cela, Nita Raya s’est retirée de la scène. Elle vivait jusqu’en 2015 en Bretagne, dans une maison de retraite de Trégastel.

Nita Raya apparaît avant guerre dans une quinzaine de films, dont Olive se marie en 1931, un moyen-métrage de Maurice de Canonge, Sous la griffe de Christian-Jaque, en 1935, Les Rois du sport de Pierre Colombier avec Fernandel et Raimu en 1937, puis, en 1939, après Entente cordiale et Bécassine, plus rien. Nita Raya était d’origine juive. Elle était aussi la compagne de Maurice Chevalier qui, bien que parfois soupçonné de collaboration plus ou moins passive, lui obtient après 1942 de faux-papiers et assure sa sécurité: grâce à un faux certificat de non judéité rédigé en roumain, Nita Raya et sa famille sont épargnées. Le couple, qui se sépare en 1945, est hébergé par la danseuse classique Desha Delteil en compagnie de Joséphine Baker. Elle a dix-neuf ans et débute dans la comédie lorsqu’ils se rencontrent ; lui revient de Hollywood en pleine gloire. Il lui apprend à chanter, ce qui lui vaut son succès dans le film Ignace.

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Le compositeur Francis Lopez, avec lequel Nita a une courte relation, la décrivait ainsi:

« Mi-femme enfant, mi-femme fatale, bien plus jeune que Maurice, qui portait toujours beau malgré sa cinquantaine avancée, elle était la juste récompense d’une star internationale »

Plus qu’une potiche ou une femme trophée, elle est « une machine à faire rêver » et une artiste accomplie, qui comptera beaucoup en particulier dans la vie personnelle et professionnelle d’Edith Piaf, dont elle est l’amie et la parolière pour « Je m’imagine » et « Toujours aimer »:

J’aurai toujours assez de larmes pour pleurer

Je veux toujours aimer, je veux toujours souffrir

Si je n’dois plus aimer, moi je préfère mourir

Mais, moi, j’ai dans le cœur de quoi toujours aimer

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