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Rétrospective: juillet et août 2016

 

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Les Belles endormies, de Yasunari Kawabata, une lecture de bain moussant, aurait pu être, peu s’en faut, le titre de cette rétrospective estivale. Autant dire que les mois de juillet et août se sont écoulés paisiblement, et que le rien s’est imposé comme activité principale.

La perspective de s’enfermer dans une salle obscure, particulièrement, m’a paru du dernier exotisme. C’est à la faveur d’une (unique) après-midi pluvieuse que j’ai assisté sur grand écran à la rencontre mythique d’Elvis Presley et du président Nixon, diablement mise en scène par Liza Johnson.

L’Inconnu du Nord-Express a habité une nuit d’insomnie. Quant à cet ovni cinématographique que sont Les trois visages d’Ève, j’ai eu beau interroger autour de moi, personne n’avait vu ce film-documentaire retraçant le parcours clinique d’une jeune femme atteinte d’un syndrome de personnalités multiples. Joanne Woodward y tient pourtant un rôle magistral.

Comme il ne fallait pas tout à fait déserter la scène, j’ai rendu compte de mes découvertes en littérature roumaine et chaudement recommandé les deux romans de Razvan Radulescu, Théodose le Petit et La vie et les agissements d’Ilie Cazane, ainsi que Le marchand de premières phrases, de Matéi Visniec et le très anachronique et charmant roman d’Ioana Parvulescu, La vie commence vendredi.

J’ai lu au bord de la piscine les nouvelles de Scott Fitzgerald, Bernice se coiffe à la garçonne, en me jurant que je ne le ferai jamais, et j’ai rêvé, avec Le pirate de la côte, de me faire kidnapper comme Ardita par un orchestre de jazz.

La vie de villégiature m’a ramenée à Proust, À l’ombre des jeunes filles en fleurs. J’ai poursuivi tard dans la nuit avec La confession d’une jeune fille, et l’essai de Stéphane Zagdanski, Le sexe de Proust.

Enfin, la formule magique « rentrée littéraire » s’est étalée en premières pages des journaux. J’avais repris mes errances actuelles en lisant le dernier opus du jeune maître du polar suisse (et ça ne rigole pas), L’âge de l’héroïne, de Quentin Mouron. J’ai poursuivi sur les terres helvétiques avec le curieux roman du collectif AJAR, Vivre près des tilleuls, dont je dirai un mot en temps voulu, et Hiver à Sokcho, d’Elisa Shua-Dusapin est monté sur le podium.

J’ai aimé mon retour à Amélie Nothomb, délaissée depuis quelques années, et retrouvée fidèle à elle-même, brillante et décalée dans la réécriture du conte Riquet à la Houppe. J’ai aimé les Cannibales sans pitié de Régis Jauffret, un auteur qui ne s’embarrasse pas de délicatesse, sinon dans l’élaboration des tortures. J’ai erré au Kirghizistan avec Laurent Mauvignier dans Continuer. J’ai aimé Aussi longtemps que dure l’amour d’Alain de Botton, mais je n’ai pas le droit d’en dire plus avant le 14.

 

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Affaires à suivre. Bonne rentrée.

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