Littérature étrangère

Cabinet de curiosités: The Paliser Case, Edgar Saltus

New York, années 1920. D’un côté, le monde des multimillionnaires déjà blasés, nageant dans les dollars. De l’autre, la vraie vie, les vrais gens. Un matin, ces derniers sont perturbés dans le beurrage quotidien de leurs tartines par une nouvelle qui s’étale à la une des journaux: le meurtre de Monty Paliser. Le nom est familier et sonne comme une pluie d’or sur un empire immobilier; le visage émeut, encore jeune et désespérément beau. Entre mystère et tragédie familiale – où l’on apprend que Monty Paliser père n’avait cherché à revoir son unique descendant que pour assurer à la lignée Paliser sa relève masculine – les deux mondes se rencontrent, se pénètrent l’un l’autre. Hantée par la figure envoutante de la jeune chanteuse espagnole Cassy Cara, l’affaire Paliser est une autopsie troublante du genre humain, trainant sur les rives de l’East River invariablement derrière lui les mêmes démons.

The_Paliser_Case_1920

Edgar Saltus est également l’auteur de deux essais remarquables, The Philosophy of Disenchantment (1885, un prolongement du pessimisme schopenhauerien) et The Anatomy of Negation (1886). Proche de celle des décadentistes européens, son oeuvre tombe dans l’oubli sitôt après sa mort. The Paliser Case n’échappe pas à la règle: adapté au cinéma en 1920, produit et distribué par Goldwyn Pictures, réalisé par William Parke avec Pauline Frederick, Albert Roscoe et James Neil, le film est aujourd’hui perdu.

 

 

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